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    Art numérique

    Rivages du songe, le surréalisme et son écho dans l’art contemporain

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    exposition en deux volets du 8 mai au 18 juillet

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    vernissages:

    samedi 8 mai, 19h – 21h

    vendredi 18 juin, 19h – 21h

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    détail, Ljuba

    L’exposition réunit, pour la première fois en France, sept figures internationales de la mouvance surréaliste :

    Lou DuboisMarc Janson, Ljuba, Benjamin MarquesIsabel Meyrelles, Artur do Cruzeiro Seixas et Virginia Tentindo.

    Regroupant peintures, sculptures, dessins, collages, assemblages, trophées et sérigraphies, elle comprend une série d’événements, conférences et projections de films incluant un court-métrage de Man Ray sur Nusch, épouse de Paul Eluard et muse de l’artiste…

    A l’occasion du vernissage, vous aurez la possibilité de rencontrer et d’échanger avec les artistes eux-mêmes qui nous feront l’honneur de leur présence. 

    Nous espérons donc vous compter nombreux au cours de cet événement et tout au long de cette exposition qui propose un panorama large et pertinent d’un des mouvements les plus majeurs du XXème siècle.

    Le surréalisme n’est pas mort ! dorothy’s gallery le clame haut et fort !

    Structuré autour de son chef de file André Breton, le surréalisme a révolutionné de manière définitive la création artistique. Touchant toutes les formes d’expression (littérature, poésie, arts plastiques, cinéma…) il a libéré la pensée du poids de la raison. La création ne souffre plus d’aucune contrainte, qu’elle soit esthétique ou morale.

    L’automatisme psychique et l’exploration de nouvelles techniques (cadavre exquis, récits dictés sous sommeil forcé ou écriture automatique) ont permis l’avènement du rêve et de l’inconscient, la création de mondes allant bien au-delà de la réalité concrète. L’érotisme a également pris une ampleur toute nouvelle en se délestant des tabous.

    Cette libération sans précédent dépasse la notion de cultures, et très vite le mouvement s’est internationalisé unissant des artistes du monde entier : France, Belgique, Espagne, Portugal Europe de l’est, Etats-Unis, Argentine, Japon…

    A la mort de Breton, l’aventure surréaliste perdure.

    La ferveur aujourd’hui suscitée par le mouvement l’inscrit encore plus dans le présent et les perspectives qu’il a ouvertes continuent d’influencer de manière radicale et sensible les artistes d’aujourd’hui.

    Dorothy’s gallery offre donc avec « Rivages du songe, le surréalisme et son écho dans l’art contemporain » une occasion unique de ressentir la force du surréalisme tant par sa créativité que par son caractère universel en regroupant pour la première fois en France des artistes internationaux majeurs, toujours vivants, dont la production artistique n’a jamais cessé et dont certains furent des proches d’André Breton ou de Sarane Alexandrian :

    Adriana propose, au travers des ses sculptures, une écriture en trois dimensions qui puise une partie de ses sources tant à l’actualité politique, sociologique et anthropologique, qu’au surréalisme et à la science-fiction. Les références sont multiples et masquées car elles appartiennent aussi bien au monde du cinéma ou de la photographie qu’à celui de la peinture ou de la littérature.

    Lou Dubois et ses associations étranges faites de collages, de boîtes et d’assemblages créent des univers où se mêlent érotisme, humour et références à l’histoire du surréalisme.

    Influencé par les romantiques allemands et les contes de Grimm la “Struwelpeter“, Patrick Fischer peint des toiles chargées d’un caractère d’étrangeté et de surréel et dans lesquelles le travail de la lumière et de la matière occupe une place prépondérante.

    Marc Janson est un artiste de renommée internationale, au sujet duquel ont écrit Roland Barthes, André Pieyre de Mandiargues ou encore Patrick Waldberg. Ce dernier parle d’ailleurs de ses oeuvres comme étant « ce que l’esprit surréaliste peut susciter de plus neuf, de plus pur et de plus vrai ». Ses toiles sont telle une peinture de genèse, une évocation de la naissance de l’univers.

    Le serbe Ljuba, artiste également renommé dont la demande de la part des collectionneurs dépasse le nombre d’oeuvres produites et qui n’accepte que très rarement d’exposer, propose des mondes oniriques emprunts d’une sensualité fragile et menacée.

    Les oeuvres du portugais Benjamin Marques reflètent des univers galactiques explorés dans ses rêves et qu’il fixe sur la toile dès son réveil. Tableaux cosmiques qui appellent au voyage, Marques est bien le digne descendant des grands explorateurs portugais.P1020552

    Sa compatriote Isabel Meyrelles quant à elle opère un va-et-vient permanent entre littérature poétique et sculpture onirique. Ses oeuvres sont fédérées par une esthétique chimérique et tout un bestiaire métaphorique naît de cet univers : licorne, canard à tête de chat ou dragon-mille pattes lisant une lettre d’amour. Rarement animaux ont été d’une humanité si tendre.

    Artur do Cruzeiro Seixas, doyen des représentants surréalistes portugais, et figure de proue de cette branche depuis 1948, compose dans un état presque second et à la faveur de l’automatisme, des univers peuplés d’hybrides, de créatures mythiques, androïdes et animales.

    Enfin, l’artiste franco-argentine Virginia Tentindo, exposée dans les plus grands musées et dont certaines oeuvres ont été acquises par le Fonds National d’Art Contemporain, joue avec l’érotisme et la sensualité des corps. Ses oeuvres, presque mythologiques et d’un raffinement rare, restent fidèles à l’esprit surréaliste en composant toujours avec la triade : merveilleux, humour noir et amour fou.

    Bien plus qu’une rétrospective, ce regroupement inédit d’artistes offre un large panorama des différentes voies explorées par les surréalistes et permet de mieux saisir le retentissement qu’il a sur la création contemporaine.

    Regroupant peintures, sculptures, dessins, collages, assemblages, trophées et sérigraphies, l’exposition comprend une série d’événements, conférences, jeux autour du cadavre exquis, soirées avec les artistes et projections de films incluant un court-métrage de Man Ray sur Nusch, épouse et muse de Paul Eluard.