Man Ray

 

Artiste américain (1890-1976)

ManRay-lithographie-smallMan Ray – Rue Ferou


Man Ray commence sa carrière à New York. Avec son ami proche Marcel Duchamp, ils forment la branche américaine du mouvement Dada. Mais après quelques expériences artistiques infructueuses, Man Ray conclut que « Dada ne peut pas vivre à New York ».

Il arrive à Paris en 1921. Marcel Duchamp le présente immédiatement aux surréalistes : Louis Aragon, André Breton, Paul Éluard et Gala, Théodore Fraenkel, Jacques Rigaut et Philippe Soupault.


ManRay - Portait de Cartier Bresson

ManRay – Portait de Cartier Bresson


Man Ray s’installe dans le quartier du Montparnasse et réalise de nombreuses photos de mode qui sont publiées dans les magazines et contribuent à le faire connaître.

Avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, il présente ses œuvres à la première exposition surréaliste de la galerie Pierre à Paris en 1925. Il y expose notamment la célèbrissime photographie de Kiki de Montparnasse de dos intitulée «Violon d’Ingres».

A la fois photographe, sculpteur et réalisateur, cet artiste complet se considérait avant tout comme un peintre.

De Henry Miller aux jeunes artistes d’aujourd’hui

EXPOSITION COLLECTIVE

du 4 au 29 novembre 2010
vernissage vendredi 5 novembre 2010 à 18h00


« De Henry Miller aux jeunes artistes d’aujourd’hui » propose un voyage à travers différentes visions de l’art, un croisement entre courants artistiques et générations.

dorothys gallery a l’honneur et le plaisir de présenter les œuvres d’art de l’écrivain américain Henry Miller (1891-1980), ainsi que des portraits de l’auteur de Tropique du Cancer réalisés par la photographe française Denise Bellon (1902-1999), célèbre pour avoir photographié les plus grands noms du monde artistique et littéraire : Joan Miro, Simone de Beauvoir, Jacques Prévert, Marcel Duchamp, etc…

Aux côtés des dessins et aquarelles de Henry Miller, deux jeunes peintres talentueux et prometteurs : Thomas Lévy-Lasne et Mariano Angelotti, ainsi que des oeuvres dans  l’esprit surréaliste de trois artistes portugais : les peintures cosmiques de Benjamin Marquès, les dessins hybrides d’Artur Do Cruzeiro-Seixas et les sculptures poétiques d’Isabel Meyrelles.

 


Henry Miller -Cet écrivain était aussi un artiste de talent qui peignit des milliers de tableaux. Pour Henry Miller : « to paint is to love again ». A la fois dessins automatiques et aquarelles, ces œuvres où se lisent une véritable jouissance créative nous font pénétrer dans l’univers visuel bouillonnant d’un des plus grands génies de notre siècle.

Henry Miller

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 Denise Bellon –En 1953, alors en vacances chez l’écrivain Joseph Delteil, elle fait la connaissance de Henry Miller et de sa femme. Ils décident alors de partir tous ensemble pour un “road-trip” de trois semaines à travers l’Espagne que Denise Bellon immortalisera par une série de photographies.

 Denise Bellon
 

 

 

Thomas Lévy-Lasne – Les étonnantes peintures réalistes de Thomas Lévy-Lasne inscrivent ce jeune artiste français dans une histoire de la peinture classique. En combinant une technique virtuose et des sujets contemporains, ce peintre donne vie à des images prises entre immobilité et mouvement, tristesse pensive et frémissement de vie.

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Mariano Angelotti – Les paysages aux couleurs saturées du peintre italo-argentin Mariano Angelotti font écho à une tradition fauve : retrouver sur la toile des émotions et des souvenirs inspirés d’un lieu particulier. La mise en forme picturale du souvenir opère alors une métamorphose de la chose vue vers un paysage intime.

Mariano Angelotti

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Benjamin Marquès – Les toiles du peintre portugais Benjamin Marquez proposent un voyage cosmique. Ces arrangements de pigments bruts sont autant d’explorations de galaxies multicolores.

Benjamin Marques

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Artur Do Cruzeiro Seixas – Les univers peuplés d’hybrides qui s’enlacent ou fusionnent pour former des corps pluriels dans les dessins de l’un des derniers représentants du mouvement surréaliste portugais Artur Cruzeiro Seixas sont autant d’invitations à pénétrer dans le monde du rêve : monde paradoxal en glaciation sous lequel couve un feu ardent.

Artur Do Cruzeiro Seixas

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Isabel Meyrelles – L’esthétique chimérique des sculptures de l’artiste et poète portugaise Isabel Meyrelles revisite le jeu surréaliste du cadavre exquis dans lequel la beauté et la poésie naissent de la juxtaposition : de cette fameuse « rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie. »

Isabel Meyrelles

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Denise Bellon

Photographe française, 1902-1999

 

Bellon-couple_NB-small(Henry Miller, Eve Mac Clure, photographie)

Denise Bellon explique ainsi le choix de son médium : «C’est que son côté magique m’a toujours fascinée. Que l’on puisse, en appuyant sur un bouton, immobiliser le temps, cet éternel ennemi de l’homme, sa perpétuelle angoisse, enfin avoir le temps à notre merci…C’était un petit bout d’éternité, quoi ! Dans cette lutte entre l’homme et le temps, l’homme était enfin un petit peu vainqueur

En 1953, en vacances chez l’écrivain Joseph Delteil, elle fait la connaissance de Henry Miller et de sa femme. Ils décident alors de partir tous ensemble pour un «road-trip» de trois semaines à travers l’Espagne que Denise Bellon immortalisera par une série de photographies.

 

Miller-duo-small(Henry Miller, Eve Mac Clure, photographie)

Le chemin de cette photographe libre et passionnée de Surréalisme a croisé celui des plus grands créateurs du XXème siècle. De Henry Miller à Jacques Prévert, André Breton, Marcel Duchamp, Salvador Dali, Jean Giono, Simone de Beauvoir et bien d’autres encore, la moisson photographique de Denise Bellon est avant tout le passionnant journal d’une vie ouverte à son époque.

Mariano Angelotti

Artiste italo-argentin, vit et travaille à Montreuil


Angelotti-piscine-small

Mariano Angelotti – La piscine

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Les paysages aux couleurs saturées de Mariano Angelotti font écho à une tradition fauve: retrouver sur la toile des émotions et des souvenirs inspirés d’un lieu particulier. La mise en forme picturale du souvenir opère alors une métamorphose de la chose vue vers un paysage intime.

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Angelotti-Grandroute-smallMariano Angelotti – La route

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Le jeune peintre explique ainsi son travail : « peut-être ai-je dans le sang une maladie incurable, celle de vouloir emprisonner mes souvenirs. Je viens d’une lignée d’immigrés italo-argentins, enclins à l’exil et de là entre autre vient le fait que mes tableaux pour la plupart sont des souvenirs, au sens strict du terme (…) Je dirai que pour moi peindre c’est représenter le souvenir, le convoquer. Quand je pense à cette histoire de souvenir, c’est Corot qui me vient à l’esprit, ne peignant à la fin de sa vie que des souvenirs de paysages vus et peints par lui jadis. »

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