Romain Darnaud

Les photographies de Romain Darnaud nous emmènent dans un américan dream de papier glacé et de cinéma : les grands espaces mettent en perspective l’immensité d’un continent dont la beauté est continue d’un océan à l’autre.

L’imaginaire lié au territoire américain trouve ici une forme, des couleurs un peu passées : l’image des instantanés photographiques, précieusement gardés pendant de longues années entre deux feuilles de papier cristal.

Un road trip touristique et émotif, dans lequel l’appel de la route devient un appel au voyage, à l’errance et à la solitude. Ainsi qu’un appel au rêve… Américain.

10 - Mile Two Hundred and Fifty

Katy Anderson

Née au Texas, Katy Anderson commence la photographie suite à un évènement traumatique : l’incendie de la maison de famille avec tout ce qu’elle contenait, y compris des albums. Depuis, la photographie a donc une valeur forte de témoignage pour Katy : « Un moment unique du temps capturé afin que je n’aie pas à me reposer uniquement sur ma mémoire seule pour raconter l’histoire ».

Capturer l’histoire

Les photographies noir & blanc d’Anderson sont souvent mise en évidence soit en tant que toile de fond soit en tant que sujet principal. Les deux artistes amènent chacun leur style distinctif, talent et passions individuelles à la pièce qu’ils créent collectivement, le résultat en est toujours bouleversant.

Sa rencontre avec Patrick Medrano a changé sa façon de voir : documenter le monde dans lequel elle vit est un moyen de s’y connecter mais également un moyen puissant de créer sa propre voie.

 

L’innocence face au racisme

Dans une société dans laquelle nombreux sont ceux qui n’aiment pas la notion de race, Katy Anderson persévère à faire de l’art sur la race. « Penser que nous avons dépassé le racisme en Amérique ne signifie pas que c’est totalement fini. Je suis très fière de l’élection de notre premier Président Afro-Américain, j’espère et je prie pour qu’il gagne encore la prochaine élection. »

 

Pour elle, il y a encore beaucoup à dire : entre une école abandonnée autrefois victime de ségrégation, et de poignants portraits de jeunes Afro-Américains confrontés à des stéréotypes racistes, elle provoque le débat. Ses images incitent les spectateurs à prendre en compte la question derrière la photographie : « Quel est le livre lu par cette petite fille ? » ou encore « Pourquoi ces enfants blancs ont-ils l’air si menacés ? »

Debra Kellner

Photographe et réalisatrice canadienne, elle a vécu pendant plusieurs mois sur le toit des trains avec les train-hoppers, ces « pirates du rail » américains qui voyagent clandestinement. Son projet Riding Mysteries dépeint la vie de ces rêveurs à travers toute l’Amérique. 

 

 

Le Grand voyage à travers l’Amérique

Les grands espaces, un train et trois hommes qui guettent l’horizon : Steve, Loki et Tom sont des « trains-hoppers ». Ils voyagent clandestinement à bord de convois de marchandises. Comme les millions de hobos des années 1930, ces travailleurs pauvres jetés sur les routes de la Grande Dépression.

 

Les nouveaux pirates du rail sont souvent en rupture avec la société de consommation, certains fuient une famille brisée, le chômage, la violence.

 

Steve, jeune musicien, parcourt les États-Unis pour vivre une aventure initiatique, renouer avec l’idéal de Jack London et les épopées de la Beat Generation. Parfois au péril de leur vie, ils réinventent le rêve américain.