14/04 Memory of Rwanda avec Bruce Clarke

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Se souvenir du génocide au Rwanda

Le 14 avril, à 18h30
Entrée : 12 €
Réservations : 01 43 57 08 51 / Par email / Achat sur BilletReduc


En 1994, le monde connaît un de ses événements les plus violents et traumatisants lorsque 800 000 personnes sont massacrées en 100 jours au Rwanda. Et pourtant à l’époque, l’indifférence internationale envers la situation de ce pays d’Afrique est quasi-générale.

Cette soirée commémorative revient sur l’horreur de ce génocide à travers l’engagement et les œuvres de Bruce Clarke, des témoignages de survivants et le documentaire déchirant Tuez les tous ! Rwanda : Histoire d’un génocide « sans importance ».

Afin de ne pas reproduire une telle indifférence face à la mise en danger de milliers de personnes, il est essentiel de se souvenir.


Projection film documentaire
Tuez les tous ! Rwanda : Histoire d’un génocide « sans importance »

frflag  En 2004, dix ans après le génocide des Tutsis du Rwanda, Raphaël Glucksmann, David Hazan et Pierre Mezerette replongent dans cette nuit rwandaise pour faire la lumière sur la responsabilité de la communauté internationale et celle de la France en particulier.

Ils ont démonté et démontré la logique de ce crime-des-crimes.

La redoutable efficacité de l’injonction “Tuez-les tous” n’est pas le fruit du hasard : 1000 morts par jour en 100 jours, soit 1 million de victimes, cela se prépare minutieusement et s’exécute sans la moindre improvisation !

Qui a formé les Forces Armées Rwandaises ? Qui a entraîné les milices ? Qui les a armées ? Qui est intervenu au Rwanda et dans quel objectif ?

Images d’archives, témoignages d’officiels, enquête parlementaire, interview… les preuves s’amoncellent et des explications se dessinent.

usflag In 2004, ten years after the genocide of the Tutsis in Rwanda, Raphaël Glucksmann, David Hazan and Pierre Mezerette dive back into the rwandan night to shed light on the international community’s and France’s responsibilities.

They unravelled and demonstrated the logic behin this crime-of-crimes.

The terrifying efficiency of the injonction “Kill them all” is no chance: 1000 dead a day in 100 days, adding up to 1 million victims, is something that needs to be carefully planned and leaves no room to improvisation.

Who trained the Rwandan Armed Forces? Who trained the militias? Who armed them? Who intervened in Rwanda and to what end?

Archive images, officials statements, parlementary investigation, interviews… the proofs pile up and explanations start to take shape.


Échanges et témoignages animés par Bruce Clarke
Artiste plasticien engagé pour le Rwanda

On the Border

frflag Bruce Clarke est né en 1959, à Londres et s’installe en France après des études aux Beaux-Arts à Leeds University.

Plasticien et photographe, ses œuvres stimulent une réflexion sur le monde contemporain et traitent de l’histoire, de son écriture et de sa transmission.

Il voit dans l’art un moyen privilégié de s’exprimer et d’informer, de porter un regard sur le monde qui nous entoure.

Militant anti-apartheid à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, il intègre cet engagement politique dans sa recherche plastique.

Son engagement l’a amené à travailler sur le Rwanda. Il a collaboré au projet “Rwanda : Écrire, filmer, peindre par devoir de mémoire” au Fest’Africa à Lille.

Auteur du projet “Le Jardin de la Mémoire“, composé d’un million de pierres portant chacune le nom d’un disparu. Elles sont placées par les familles ou les proches des victimes du génocide. Cette sculpture mémorielle sur le génocide rwandais est soutenue par l’UNESCO et les associations de la société civile rwandaise.

usflag Bruce Clarke was born in 1959 in London and starts to live in France after studying Fine Arts at Leeds University.

Visual artist and photographer, his work stimulates a reflexion on the world and deals with contemporary history and the way it is written and transmitted.

He sees art as a privileged way of expression, information and action.

Involved as an activist in the anti-apartheid struggle, he has always tried to integrate political commitment in visual art research.

His engagement has led him to work on Rwanda. He collaborated on the project “Rwanda : Write, film, paint to remember” à Lille’s Fest’Africa.

Author of the project “the Garden of Memory”, made of a million stones each bearing the name of a victim of the genocide of the Tutsis in Rwanda. The family or close ones of the victim would bring the stone to its place. This memorial sculpture received the support of the UNESCO and was realised in partnership with associations of the civil society in Rwanda.

Peter Yarrow

Peter Yarrow né le 31 mai 1938, chanteur et compositeur américain, expose pour la première fois son oeuvre peinte, mèlant portraits sensibles et éclats de couleur.

Avec le trio folk Peter, Paul and Mary il a acquis sa notoriété dans les années 1960. Ils ont rendu célèbre la chanson de Bob Dylan « Blowin’ in the wind «. Yarrow a co-écrit l’un des plus grands tubes du groupe : «Puff, the Magic Dragon».

Rénovateur du mouvement folk, conservateur de la chanson américaine, vulgarisateur de jeunes auteurs de talents, Peter, Paul And Mary mérite sa place de trio le plus populaire de l’histoire du folk américain.

Porte-parole de la nouvelle gauche des années 1960, Yarrow est un militant pour des causes sociales et politiques. Il a apporte son soutien à des causes qui vont de l’opposition a la guerre du Vietnam a la creation de l’Operation Respect, une organisation mondiale, “dont laugh at me” qui promeut la tolerance et la civilité dans les écoles.

En 1963, le trio marcha avec Martin Luther King à Selma. Les trois ont participé à d’innombrables manifestations contre la guerre au Vietnam. Bien que leur activisme aie provoqué un flot constant de menaces de mort, ils n’ont jamais cédés.

Peter Yarrow, Shannon

Peter Yarrow, Shannon

Peter Yarrow, Shaman Grieving

Peter Yarrow, Shaman Grieving

Bruce Clarke

Bruce Clarke Plasticien et photographe né à Londres en 1959, il est issu d’une famille de militants sud-africains, exilés un an plus tôt.

Il s’installe en France après des études aux Beaux Arts de l’Université de Leeds où il est initié au mouvement d’Art&Language, art conceptuel dans lequel s’inscrira son œuvre.

Artiste engagé, Bruce Clarke témoigne, dans ses créations, de l’histoire contemporaine et interroge. Il expose depuis 1989 en France et à l’étranger.

Engagé dans le mouvement anti-apartheid, Bruce Clarke s’implique profodément dans l’organisation «Rencontre Nationale Contre l’Apartheid». Dans le même temps, militant contre les signes annonciateurs du génocide au Rwanda, il créé un mémorial du génocide « Le jardin de la mémoire » en 2000 puis en 2014 avec le collectif «Les Hommes Debout», il redonne corps et visages aux disparus par de gigantesques peintures murales sur les lieux de mémoire du génocide à l’occasion du 20e anniversaire.

Il intègre son engagement politique dans sa recherche plastique qui se situe dans un courant de figuration critique. «Ma technique est celle de la figuration critique. Figurer, représenter, c’est déjà dénoncer et condamner l’inacceptable».

Bruce Clarke vit son œuvre. A travers elle, il plonge en temps réel dans la vie, les évènements, les drames. Véritable parcours d’un ressenti, sa création mêle images et mots, lacérés, déchirés, déconstruits et reconstruits selon sa sensibilité.

Bruce Clarke, Adult Masterpiece

Bruce Clarke, Adult Masterpiece

Bruce Clarke, Big Bad Wolf

Bruce Clarke, Big Bad Wolf

Bruce Clarke, Blood Off My Telephone

Bruce Clarke, Blood Off My Telephone

EXPOSITION – Loin d’Eden : Korean dreams and fantasies du 6 novembre au 5 décembre

 

Loin d’Eden

Korean dreams and fantasies

 

6 novembre – 5 décembre 20015

Vernissage le vendredi 6 novembre  18h00 ~ 21h00

En Attendant Butterfly2Momento, Soon Young Lee

Dorothy’s gallery & American Center for the arts présentent l’art et la culture coréens à travers l’imagination de trois jeunes artistes : Soon Young Lee, Eun Jung Lee et Shoi. La réalité s’y transforme en rêve devant nos yeux.

 

Autour de l’exposition : table-ronde, cérémonie de thé, musique, projection de court et long métrages

 

Soon Young Lee

Soon Young Lee est artiste coréenne, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris. Ses photographies résultent de deux actes de création : la sculpture et la photographie. L’artiste expose son œuvre en France, en Allemagne et en Corée.

Soon Young Lee commence par façonner un lieu, créer des intérieurs. La taille réelle des objets est réduite à l’échelle d’un douzième : un humain de 1m 69 cm mesure d’à peine 14 cm pour déambuler dans ses intérieurs. Mais souvent l’homme est tout simplement absent. Soon Young Lee met en avant de multiples objets qui témoignent son passage : chaussures, livres, tableaux de famille….

Les photographies nous laissent dans le doute sur ce que nous voyons. L’artiste construit un jeu sur le réel, ses possibles et ses imaginables.

Soon_PasSagePasSage, Soon Young Lee

Le travail de Soon Young Lee est un appel à une aventure aussi effrayante qu’excitante. La lumière tient une place prédominante dans son approche et donne tout son mystère à un univers situé à la lisière de la fantasmagorie et du surréalisme.

 

Eun Jung Lee

Après avoir étudié les Beaux-Arts à Séoul, Eun Jung Lee vient en France pour y poursuivre sa formation artistique. L’artiste vit et travaille à Paris.

Dans les dessins d’Eun-Jung Lee, comme dans le rêve et le souvenir, le monde réel apparaît fragmenté. La composition échappe au cadre et élimine la profondeur et la perspective. Les figures semblent flotter à la surface du papier. Le quotidien y côtoie l’irréel et le fantastique, en apparaissant insaisissable.

Lee_l'Arbre-enchantéL’arbre enchanté, Eun Jung Lee

« Dans mon enfance, j’ai passé des heures à jouer à la balançoire dans un parc appelé Lapin, raconte l’artiste. Ce souvenir m’a amenée à travailler sur la notion d’équilibre et de déséquilibre à partir de cette question : peut-on trouver l’équilibre parfait en étant sur une balançoire ? »

 

Shoi

Shoi est artiste coréenne, diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Le corps humain est au centre de la pratique artistique de Shoi. Transformé  par la force l’imagination, le corps perd cependant sa dimension culturelle et acquiert une autonomie physique, sexuelle et intellectuelle.

Basée sur la mémoire, le rêve et de souvenir, l’œuvre de Shoi obéit à une logique subjective. L’artiste utilise le langage personnel et entièrement autobiographique qu’elle exprime de tous les matériaux et de toutes les formes. Shoi s’inspire d’événements qui ont brutalement changé son quotidien : dans son œuvre elle les recrée et exorcise dans de multiples métamorphoses.

af6910_d7d534eb6f8644e0be3ea98c2f0605cf.jpg_srb_p_600_813_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srbSans titre, Shoi

Elodie Barthélémy

1965, Bogota (Colombie)

 

“Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, sa démarche qui emprunte des ressorts scénographiques met en circulation récits historiques, situations politiques et questionnements philosophiques sur le soi, le vivant et ses suites. Ses arts de faire donnent à voir dans sa création d’une subtile radicalité, un art de l’éveil de conscience et de la résilience. Artiste d’engagement, portée sur la relation, elle anime le collectif Haïti Action Artistes, imaginé après le séisme de 2010. Vit et travaille à Paris et dans l’Oise, séjourne fréquemment en Haïti.” Source : Site internet de l’artiste

 

Série Capteurs

 

Série sur l’esclavage : De l’Afrique à l’Amérique

 

De l'afrique à l'amerique IDe l’Afrique à l’Amérique I

De l'afrique à l'amerique IIIDe l’Afrique à l’Amérique III

De l'afrique à l'amerique IIDe l’Afrique à l’Amérique IV

 

 

Gérald Bloncourt

Peintre, poète, écrivain,  photographe

gerald_bloncourtGérald Bloncourt

 

Né d’une mère métropolitaine et d’un père guadeloupéen, Gérald Bloncourt est un artiste aux multiples facettes, il manie aussi bien la peinture, la poésie, la photographie que la littérature. Engagé très tôt dans la cause haïtienne, il contribua à la fondation du Centre d’Art haïtien qui favorisa la diffusion de la peinture haïtienne sur la scène internationale. En 2012, il est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, puis en 2015, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Présentation de Gérald Bloncourt par Yves Chemla

www.bloncourtblog.net

 

Peinture

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Anacaona, huile sur toile

 

Encre de chine 

L'EXIL - 1990 Gérald BloncourtL'exil, Gérald Bloncourt

Dessin

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Photographie

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Publications 

 Poésie : Dialogue au bout des vagues

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“Ces textes sont restés enfouis une vingtaine d’années. celle avec qui j’ai échangé ces courriers dès la chute de la dictature haïtienne en 1986, victime des graves pressions de la part de son entourage, a voulu garder l’anonymat. Mais comme nous l’écrivions, elle et moi, à cette époque : ce dialogue nous l’avons tenu en Haïti, nous l’avons poursuivi entre Haïti et la France, nous le continuons. Nous avons eu la chance, un jour dans notre vie, de comprendre le monde pour ne pas l’oublier, de cerner l’espoir, la tendresse, l’amour. Nous devons les transmettre. C’est là notre dignité et notre combat.” Gérald Bloncourt

 

 

 

 

 

Journal d’un révolutionnaire

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“Un homme brandit la cocarde de la révolution comme un dernier espoir terrible et profond en l’homme. Ce journal est un manuel d’hygiène révolutionnaire. Gérald Bloncourt ne cesse de la marteler dans ce qui deviendra un véritable manifeste pour celles et ceux qui luttent:

– Apprendre à rester debout pour ne pas faillir.

– Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses.

– Osons: rêvons… !

– La révolution est nécessaire et légitime